mercredi 31 décembre 2008

En 2009 tout a déjà un (dé)goût de 2008



Aujourd'hui, Ertugrul Yilmaz a été expulsé.

Nous étions une quinzaine de militants du RESF 13 à l'aéroport ce matin dès 6h pour tenter d'empêcher l'expulsion d'Yilmaz. Nous n'avons pas réussi. A aucun moment nous n'avons vu Yilmaz. Nous n'avons pas vu non plus les policiers enregistrer son billet au comptoir. Ils ont dit qu'il était bien prévu sur ce vol. Les passagers ont été informés. La PAF nous a confirmé après le décollage de l'avion qu'Yilmaz était parti.


Je suis très triste et vraiment écoeurée, Yilmaz m'a toujours dit qu'il refuserait l'embarquement, je ne sais pas ce qui s'est passé pour qu'il n'ait pas pu le faire. Il a dû arriver très tôt dans l'avion car on ne l'a vu du tout, on a vu en revanche des policiers en descendre.


Il était prévu qu'il transite par Paris. Il devait prendre le vol de 10h10 arriver à Istanbul à 14h. Nous ne savons pas s'il a pu refuser l'embarquement à ce moment-là. J'ai appelé sa famille à Bordeaux, qui essaie d'envoyer du monde à l'aéroport d'Istanbul où Yilmaz arriverait à 14h.


Il est impossible de le localiser actuellement (il est 14h30 au moment où j'écris). C'est toujours comme ça : la PAF (police de l'air et des frontières) ne répond pas. Sauf parfois aux avocats, ou aux parlementaires. Est-ce normal de ne pas pouvoir savoir où se trouve un homme qu'on expulse ? S'il est parvenu à refuser l'embarquement, il doit être en garde à vue. Je ne sais pas, sa famille ne sait pas où il est en ce moment, on doit attendre. Sa femme ne l'a plus vu depuis des mois, puisqu'il était en prison pour grève de la faim, qui avait été considéré comme un refus d'embarquement.


Depuis le départ de l'aéroport je suis effondrée, en larmes. Je tremble, je suis prise de spasmes, je n'arrive pas à me calmer. Je culpabilise, je me dis que j'aurais dû faire plus pour lui. Je ne comprends pas ce qui se passe. Il a vécu tellement de drames déjà. Sa femme a été violée, a dû fuir la Turquie, sa demande d'asile a été rejetée (alors que des membres de sa famille à Bordeaux ont l'asile politique), il a dû vivre caché, il a fait des grèves de la faim, il a fait deux mois de prison pour ça, il a été isolé et transféré de Bordeaux à Marseille pour être privé de ses soutiens et de sa famille, et ce matin il a encore subi cette violence de l'expulsion. Mais pourquoi a-t-il subi tout ça ? Pour satisfaire des quotas ?


Je lui ai souvent rendu visite au centre de rétention, presque tous les jours depuis son arrivée à Marseille le 19 décembre. C'est un garçon très courageux, très gentil, toujours souriant. Il ne parlait pas très bien français, mais on communiquait quand même, il me disait qu'il en avait marre d'avoir toujours des problèmes, de ne pas être libre. Il ne comprenait pas pourquoi sa vie était gâchée pour des papiers. Il disait qu'il n'était ni voleur ni méchant. Qu'il voulait juste vivre avec sa femme, sa famille, continuer son métier de carreleur. On rigolait beaucoup aussi, pour des choses idiotes. Un jour il m'a raconté comment c'était la prison de Gradignan, comment en rentrant des douches il avait découvert son compagnon de cellule pendu. Il avait besoin de parler. Il est doux, un peu espiègle, assez grand, mince, il a des yeux verts.


Vous pouvez être fiers de vous, messieurs les préfets, messieurs les policiers. Vous avez brisé un homme et sa famille. C'est ce que m'a dit ce matin un agent de la PAF : il est fier de ce qu'il fait, de porter son uniforme, il a choisi de faire ça. Vous pouvez être fiers, messieurs les députés qui ont voté les lois qui permettent ça. Vous aussi, messieurs et mesdames du gouvernement, le chiffre des expulsions est monté aujourd'hui.

Moi je suis effrayée, consternée, triste, horrifiée.


Olivia Lemoine, professeur à Marseille

mardi 23 décembre 2008

Le cynisme des chiens


"Le cynisme des chiens" est un texte qui a été écrit et envoyé par Jacky Dahomay professeur de philosophie à la Guadeloupe, démissionnaire du Haut Conseil à l’intégration, au quotidien "Libération".

cette insurrection de la parole je la fais mienne. pour qu'une telle insurrection ait lieu il faut un souffle, celui de l'incalculable dont ici il a été dit la "voilure".
"detertulia" se permet de le relayer car il reflète parfaitement cette envie pressante de souffler avec lui.


ludo



Le récit ahurissant fait par un enseignant du Gers concernant l’intrusion dans sa classe de gendarmes et d’un chien, m’a littéralement bouleversé. Et j’ai pleuré. De rage bien entendu. Je suis un vieil enseignant, à la veille de la retraite. Ce métier a été ma seule vocation. Je me suis toujours tenu pour le seul maître dans ma classe après Dieu (s’il existe bien entendu !) et personne n’y rentre sans mon autorisation, ni chef d’établissement, ni inspecteur, ni ministre et, a fortiori, ni gendarme ni chien. Impossible ! A moins d’un cas de force majeure grave que le chef d’établissement devra m’expliquer au préalable. Je le dis donc tout net : si une telle chose m’arrivait, je donnerais l’ordre aux élèves de désobéir. Telle est mon éthique de professeur.

J’estime ma mission d’enseignant plus haute que ma propre sécurité. En vérité, depuis quelques années, les enseignants s’accommodent de bien de choses inacceptables. Oublient-ils ce principe républicain qui veut que l’instruction publique vise aussi à former des citoyens incommodes ? Comment en est-on arrivé là ? Tout se passe aujourd’hui comme s’il y avait une redoutable confusion des rôles, des institutions comme de leurs fonctionnaires. De toute évidence, au niveau des responsables de l’Etat comme au sein de la population, il y a confusion entre l’espace public propre à l’école et d’autres formes d’espaces publics ou communs. Or, l’école n’est pas publique au sens ou peuvent l’être les chemins de fer, les télécommunications ou la place du marché. Cela fait des années qu’on croit bien faire en ouvrant l’école sur l’extérieur. La rue y est entrée, avec son lot de désagréments. Si la rue peut enrichir l’expérience, seule l’école donne une véritable instruction. Comment des vérités aussi élémentaires peuvent-elles avoir été oubliées ?

Admettons qu’un policier ait toute légitimité pour procéder à des fouilles dans les aéroports et dans la rue (à condition bien sûr que cela ne s’adresse pas qu’aux basanés !). Cela lui donne-t-il pour autant le droit de se substituer à l’autorité du maître dans sa classe ? On a du mal à distinguer entre le maître qui impose une domination et le maître qui exerce un magistère. Et comme ce principe s’est perdu, le maître-chien, fût-il gendarme, se sent autorisé lui aussi à prendre la place de l’enseignant à l’école. Et quand un magistrat se permet de croire que la peur du gendarme introduite brutalement à l’école est ce qui préservera les élèves de la délinquance on se demande, bien que n’étant pas gaulois, si le ciel n’est pas tombé sur notre tête ! La peur et la répression ont remplacé la mission éducative de l’école. Quel échec ! Sait-on simplement que lorsque le chien et le gendarme se substituent à l’autorité du maître à l’école, c’est que les loups hurlent déjà aux portes de nos villes. Il s’ensuit en général un bruit de bottes sur les trottoirs.

Mon cœur donc gronde de colère et qu’on le laisse faire ! Il y a des moments où la raison raisonnante devient impuissante et laisse place à l’indignation. Toutefois, des chiens, préservons-nous de leur rage et de leur cynisme. J’emprunte cette expression, «le cynisme des chiens», à Chateaubriand qui, dans ses Mémoires d’outre-tombe, l’utilise pour qualifier les révolutionnaires qui, sous la Terreur, bons père de famille, emmenaient leurs enfants se promener le dimanche en prenant soin de leur montrer en passant le dada des charrettes qui conduisaient des citoyens à la guillotine. Le cynisme est dans la contradiction voulue et assumée opposant les grands principes humanitaires qu’on affiche et la pratique quotidienne du massacre de citoyens.

Aujourd’hui, nous avons affaire à une autre forme de cynisme. Dans le spectacle que donne à voir par exemple le gouvernement actuel de la France. Le président Nicolas Sarkozy le premier. Son cynisme consiste à affirmer une chose et son contraire. Dans son agitation ultramédiatisée, il procède à une «désymbolisation» constante des institutions de la république. Il y a bien là un travail d’affaiblissement de l’autorité de ces dernières. Pour parodier Hannah Arendt, disons qu’il y a aussi perte d’autorité quand les adultes refusent d’assumer le monde dans lequel ils ont mis les enfants, les vouant ainsi à une culture de la violence. Le refus de l’éducation est l’étalage de la répression et le culte de la sécurité. C’est ce refus de l’éducation qui pousse à vouloir incarcérer des enfants de 12 ans. Reste maintenant à obliger des psychiatres à inventer une substance antiviolence qu’on inoculerait aux femmes enceintes, sans leur consentement bien entendu.

Tout cela est grave, très grave. La démocratie ne fait pas toute la légitimité d’une république. Un pouvoir tyrannique peut se mettre en place démocratiquement. L’histoire, comme on le sait, ne se répète pas et les formes de totalitarisme à venir sont forcément inédites. Nous sentons bien qu’une nouvelle sorte de régime politique, insidieusement, se met en place. Quand, à l’heure du laitier, un journaliste est brutalement interpellé chez lui, devant ses enfants ; quand des enfants innocents sont arrachés de l’école et renvoyés dans leur pays d’origine ; quand une association caritative est condamnée à de lourdes amendes pour être venue en aide aux sans-abri ; quand… Même si nous n’avons pas encore tous les éléments théoriques permettant de penser ce régime inédit, il se présente déjà avec des signes certains de la monstruosité. Face à tout cela, le Parti socialiste, principal parti d’opposition, se déchire lamentablement. L’heure serait-elle venue, pour nous enseignants du moins, d’entrer dans la désobéissance civile ?

Je ne parle peut-être pas d’outre-tombe mais je suis d’outre-mer. Comme beaucoup d’Antillais, j’ai aimé une certaine France malgré l’esclavage et la colonisation, malgré Vichy et la collaboration. Cette France qui, à deux reprises, a su abolir l’esclavage, celle des droits de l’homme et des valeurs universelles. Celle dont l’école, malgré ses aspects aliénants pour nous, a su donner le sens de la révolte à un Césaire ou à un Fanon. Qu’il faille dépoussiérer cette vieille école républicaine ne signifie pas qu’on doive la jeter avec l’eau du bain. Est aussi à réviser cette identité républicaine hypocrite qui a du mal à s’ouvrir à la diversité. Et quand on constate que Monsieur Brice Hortefeux, ministre de cet affreux ministère de «l’Intégration, de l’Identité nationale et de l’Immigration» aux relents franchement vichyssois, se permet de réunir, à Vichy précisément, les ministres européens chargés des questions d’immigration, on peut légitimement penser qu’il y a là une continuité conservatrice inquiétante. Ce ministre a rendu visite le 10 décembre au Haut Conseil à l’intégration. Je n’y étais pas. J’ai démissionné du HCI. Cette France, qui vient ou qui se met en place sournoisement, je ne l’aime pas. Devrions-nous alors, d’outre-mer, faire dissidence ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr en tout cas c’est que la plus grave erreur serait de se dire, comme à l’accoutumée, que les chiens aboient et que la caravane passe.


nb 1: L’écrivain Edouard Glissant s’est associé à Jacky Dahomay. Dans un message parvenu hier à «Libération», il s’adresse ainsi au président du Haut Conseil à l’intégration : «J’ai le regret de vous présenter ma démission de membre du Haut Conseil à l’intégration. Celle-ci s’appuie sur ce qui a été prononcé par mon collègue, Jacky Dahomay, avec qui je suis en complet accord.»
nb 2 : l' illustration est du peintre debattista.

samedi 22 novembre 2008

Est-ce que t'entends ce que je vois?


les images nous vampirisent.
pas celles du grand cinéma. ou des musées, des expos, des galeries.des livres. des souvenirs, des albums de famille. non.
je parle de celles diffusées au quotidien.
on dirait un grand abreuvoir.
nous venons par troupeaux nous y mirer. puis nous baigner dans cette fange et bien sûr nous croyons nous y désaltérer.cette insipidité d'une eau de boudin chargée d'éléments nocifs abrités derrière un vague goût de sucre nous remplit le cerveau qui grossit telle une outre.
cette orgie visuelle nous rend aveugles.
les autres sens sont par-là même anesthésiés.

alors quand un espace sonore trublionne dans le grand bazar acoustique il faut savoir s'y abandonner pour retrouver des sensations presque oubliées.
le lien s'appelle : "est ce que t'entends que je vois ? ".
sons, reportages, bidouillages, parcours auditifs, poétique auriculaire...c'est stimulant.
on peut aussi soi-même faire son patchwork en laissant démarrer plusieurs bandes à la fois.
j'ai testé ainsi le muezzin dans la casserole des carottes à la vapeur posée au milieu de la cuisine où le chien aboie.
les acuités poétiques sont à développer.
"est-ce que t'entends ce que je vois ? " débroussaille ce chemin. mais sans brusquerie, juste en écartant les mûriers et les ronces pour ne pas effrayer les roitelets qui pourraient y nicher.
et comme cela nous permettre de surprendre leur "trino" *.
chut.

* : trille. c'est plus serein et jouissif en espingoin. non ?

mercredi 19 novembre 2008

Merde, mon soufflé !

bon ,maintenant que le soufflé à la crème d'esbrouffe est retombé. qu'on sait que les conmensaux furent peu nombreux malgré le rabattage compulsif des éternels aboyeurs de service des meilleurs guides des cuisines de copinages. après quelques apparitions christiques , surtout d'un des deux larrons , chez quelques propriétaires de tuyaux à mouise appelée médias audiovisuels, on peut lire tranquillement le bilan de la recette béchamellébecq rédigé sur un coin de nappe par de vrais connaisseurs des lourdeurs de la mauvaise pitance bourgeoise : acrimed.

c'est par là.

http://www.acrimed.org/article3005.html

on peut rôter délicatement en fin de lecture.
c'est à la fois irrespectueux et traditionnel.
ça me plaît.


faudrait porter une charlotte sinon va y avoir des cheveux dans le potage, beñat.


tss, tss, les clients se plaignent de trouver un goût de cendre à vos patés, don miguel.

mercredi 5 novembre 2008

To Mr John Lewis



aujourd'hui je voudrais prendre dans mes bras Mr Lewis.

pourquoi ?

parce qu'après la victoire d’Obama hier soir, Mr Lewis a déclaré sur la chaîne NBC :
« Je ne pensais jamais voir ce jour de mon vivant » ?

assurément.

mais pourquoi lui et pas les millions d'autres qui ont du prononcer cette phrase ?

parce que John Lewis, un membre du Congrès de l’Etat de Géorgie, est le dernier survivant des leaders noirs historiques qui, avec le Dr. King, ont organisé la célèbre Marche des blacks sur Washington pour leurs droits civiques en 1963, cette même marche au cours de laquelle Martin Luther King a prononcé son fameux discours « I Have a Dream ». Lewis, un héros bien-aimé de tous, avait été battu presque à mort en 1961 lors d’une manifestation paisible par la police raciste de Selma, en Alabama, pendant que les agents fédéraux du FBI restaient à l’écart en train de prendre des notes.
(copié/collé d'une depêche du monde)

voilà pourquoi.

dear Jhon, i don't know you but today i think of you.

lundi 3 novembre 2008

je reprendrais bien un peu de ton cake au lordon, il est fameux


la crise. ouais, bof, ouaf.

pourquoi s'attarder sur cet écran de fumée ?

je dis "ça" en me référant à la plupart des propos entendus ou lus ci et là et qui fatiguent, parce que ceux qui n'y comprenaient rien il y a 6 mois, un an , dix ans,de tout temps quoi, à toute cette nébuleuse (les économistes patentés des journaux, les experts ripolinés de la télé, les charlatans et les laquais de tous poils) mais nous expliquaient que le "ça" du marché irrémédiable et puissant était positif, rebondissant, lumineux, bénéfique, régulé, innovant, croissant... viennent pérorer qu'ils s'étaient trompés mais pas pour les raisons qu'on croit et que d'ailleurs il pensent qu'il faut...(conyaka disait ma grand-mère).

puerta, ya.

je dis "ça" surtout parce que les préfectures intensifient la mise en place d'actions de "cueillette" des enfants de sans -papiers et, par là-même, de leurs parents, en passant par le biais de l'école ou des centres de loisirs, ajoutant au cynisme, l'hypocrisie et la banalisation.
pitoyable manière d'utiliser les institutions qui n'ont aucunement pour mission de favoriser le travail de répression de l'état voulant appliquer ses lois (même si je combats la loi qui transforme en délit le fait de n'avoir pas de papiers d'identité, c'est la loi)mais ont le devoir de donner aux enfants un accés à des droits universels et pour lequel la france s'est engagée en signant des accords internationaux (elle se torche avec ça c'est sûr, donc, mais avec la présomption d'innocence et les directives européennes qui l'accompagnent aussi ).

le seul "côté" qui intéresse donc les pouvoirs publics c'est que l'école et les CLSH regroupent des enfants à un endroit connu de tous et à des instants t décents et encadrés. c'est plus facile, merci bien.

que peut faire alors un chef d'établissement, une communauté éducative, face à ces demandes d'indication de savoir où se trouvent l'enfant x ou y afin de procéder à des contrôles voire à des arrestations de leurs parents ?
la réponse est là :

http://www.educationsansfrontieres.org/?article747

mais la crise, alors ?

niurf, broinf, me cago en la p... leche.

mais je peux vous conseiller d'écouter ce podcast d'une émission de france culture dont l'invité principal était ce matin frédéric lordon ( auteur d'un bon article dans le monde diplomatque sur la façon dont les médias se laissent contrôler par une petite troupe d'experts issus tous, absolument tous, du même moule...à gauffres ).

le feu aux fesses qui flamboie aujourd'hui fait que certains ont les doigts qui roussissent ( sous prétexte que chacun est libre de mettre ses doigts où il veut )alors ils les emploient maintenant à porter les sauts percés qui vont peut-être leur permettre de trouver de l'eau dans d'autres puits que ceux de la doxa libérale ( qui ne sait plus ce que veut dire ce mot, qui a tout oublié des préceptes et des exemples de penseurs tel que thomas paine . l'important c'est d'avoir une "marque". peu importe l'histoire et les obligations morales qu'elle implique. fatras d'inconséquence ).

donc, le lordon. un vrai cake je vous dis . on l'écoute là :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/economie/index.php?emission_id=28

jeudi 16 octobre 2008

Acrimed où ça fait mal et c'est bon



voilà une des raisons qui font que je ne regarde plus jamais la grand messe télévisée dite aussi communément "journal" de 13 ou de 20 heures depuis pffuuii... la naissance de monsieur paul (le chauffeur de lady di, pour les amnésiques ou les anachorètes).
le site d'acrimed nous décortique comment hanna a plaqué gustav aux caraïbes pour s'envoyer en l'air avec pujadas en inde parce que la nouvelle-orléans c'est trop vraiment has been. du galastrophe et du catavoici en prime time.
heureusement la crise...rabibocha tous les guys de l'infotage de gueule.
c'est bô le XXI°siècle.

mercredi 8 octobre 2008

Chaque homme est une race


ce n'est qu'un témoignage. qu'un épiphénomène et chaque jour des hommes, pas plus bas de plafond que le reste de l'humanité, essaient de faire dignement le boulot de gardien de la paix en pensant peut-être que c'est un joli nom.
c'est vrai, c'est plutôt un titre glorieux. beaucoup sont certainement aussi mal dans leur peau et dans leur boulot que nous, quand on sent à l'air fétide ambiant que mr darcos a ouvert, encore, la bouche ou que lui, eux, vous, qui baissez la tête quand un collègue de bureau conchie la grève, les nantis, les fraudeurs, les racailles, les syndicats, les politicards, les putains d'étrangers et flatte bigard (bon ,plus maintenant. il est tricard. il a voulu faire de l'humour, un soir à la tv. mal lui en a pris.mais s'il s'est "dieudonnisé", la différence quand même c'est que le blackôbouc , lui, au moins, peut être très drôle, caustique et politique. jean-marie est le plus triste des cons que je connaisse) . et je ne parle pas des secrétaires vampirisées ou des ouvriers et ouvrières malmenés, malsalariés.
mais la profession de CRS attire certainement un pourcentage d'hortefeux fan's, au neurones ripolinés par des années de lepénisme actif, inconscient ou tendance cryptique. il faut dire que l'emploi en lui-même a les entournures pour aimanter un sacré agrégat de personnes avec une charcuterie -dont la capitale est à vire- en lieu et place de l'abat fort goûteux qui habituellemnt loge dans une boîte cranienne. ils peuvent même se doubler de pervers persuadés de leur droit et de leur juste combat à se retrouver au coeur d'un fait divers sordide mais bien représentatif d'une société qui croit avoir métabolisé la démocratie en ayant créé la télévision et ses présentateurs , les journalistes, les experts, les drh,les managers, les médiateurs, les cellules psychologiques, les courriers des lecteurs, internet, les sms pour voter à la star ac', plus belle la vie et les sondages d'opinions (j'allais oublier les économistes, pourtant en ce moment qu'est ce qu'ils métabolisent !).
ben, non. il faut , par exemple, "le contre journal" de libé pour sentir que ça pue encore, les remugles cloaqueux à jamais de notre inhumanité si on ne fait pas gaffe quand on a éteint l'écran, refermé "l'équipe" ou payé la dernière traite de la berline qui va sauver la planète.
voilà, donc, l'objet de mon ire et, à la fois, de ma protestation désabusée.

je voulais juste copier/coller le lien mais je crois qu'il faut que ça suinte jusqu'ici avec des vrais mots sur du vrai blanc de "detertulia" (surtout peut-être parce que la fin est moralement belle).

«Chaque homme est une race, monsieur le policier»

Poursuivi pour «outrage, incitation à l’émeute et violence envers des dépositaires de l’autorité publique» Patrick Mohr, metteur en scène, et animateur de la compagnie du théâtre Spirale, doit comparaître le 13 octobre au tribunal correctionnel d'Avignon. Il dénonce, au contraire, les violences et l'agression qu'il a subies de la part des policiers, en plein festival d'Avigon. Son avocat, Me William Bourdon, annonce de son côté une plainte qui « établira la responsabilité des fonctionnaires dans cette bavure ».

«Je m'appelle Patrick Mohr. Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève. Je suis acteur, conteur, metteur en scène et auteur. A Genève, je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, et m’occupe également du festival « De bouche à oreille». Je viens régulièrement au festival d’Avignon pour y découvrir des spectacles du « in » et du « off ». Notre compagnie s’y est d’ailleurs produite à trois reprises. Le Lundi 21 juillet, je sors avec mon amie d’une représentation et nous prenons le frais à l’ombre du Palais des Papes. Il y a foule sur la place, nous assistons avec plaisir à un spectacle donné par un couple d’acrobates. J’entends le son d’un Djembé derrière moi. Le percussionniste est accompagné par un joueur de Kamele Ngoni. A peine les musiciens africains commencent-ils à jouer, qu’un groupe de C.R.S se dirige vers eux pour contrôler leur identité.

J'ai pensé que l’on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une démocratie, et que j’avais le droit de m’exprimer face à ce qui me semblait une injustice. Il s’agissait pour moi d’un acte citoyen. J’ai donc abordé un des C.R.S et lui ai demandé :

« Pourquoi contrôlez vous ces artistes en particulier et pas tous ceux qui se trouvent sur la place? »
« Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regardes! »

J’ai poursuivi : « Justement ça me regarde. Votre attitude me semble discriminatoire. »
« Tes papiers ! »
« Je ne les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la voiture. »
« Mets-lui les menottes ! »
« Mais vous n’avez pas le droit de… »
Ces mots semblent avoir mis le feu aux poudres.
« Tu vas voir si on n’a pas le droit.»
Et brusquement ils se sont jetés sur moi avec une sauvagerie inouïe. Mon ami et les curieux qui assistaient à la scène ont reculé, choqués, alors qu’ils me projetaient au sol, me plaquaient la tête contre les pavés, me tiraient de toutes leurs forces, les bras en arrière et m’enfilaient des menottes. Les bras dans le dos, ils m’ont relevé et m’ont jeté en avant en me retenant par la chaîne. La menotte gauche m’a tordu le poignet et a pénétré profondément mes chairs. J’ai hurlé : « Vous n’avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! » « Tu vas voir ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le ventre ! Sur le dos, je te dis, plus vite, arrête de gémir ! » Et ils me frottent la tête contre les pavés me tordent et me frappent, me traînent, me re-plaquent à terre. Des gens s’indignent, sifflent, mais personne n’ose interrompre cette interpellation.
Je suis traîné au sol et malmené jusqu’à leur fourgonnette qui se trouve à la place de l’horloge 300 mètres plus bas. Là ils me jettent dans le véhicule, je tente de m’asseoir mais l'un des policiers me donne un coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre, il me plaque un pied sur les côtes et l’autre sur la cheville il appuie de tout son poids contre une barre de fer. "c'est pour ma sécurité " déclare il narquois. Jusqu’au commissariat de St Roch le trajet est court mais il me semble interminable.
Je vous passe les détails de l’interrogatoire que j’ai subi dans un état lamentable.
« Vous êtes de quelle nationalité ? » « Suisse. »
« Vous êtes un sacré fouteur de merde »
« Vous n’avez pas le droit de m’insulter »
« C’est pas une insulte, la merde » (Petit rire.)
Je comprends qu’ici on ne peut pas s’exprimer librement.
Ils font volontairement traîner avant de m’enlever les menottes.
Font semblant de ne pas trouver les clés. Je ne sens plus ma main droite.
Fouille intégrale. On me retire ce que j’ai, bref inventaire, le tout est mis dans une petite boîte.
« Enlevez vos vêtements ! » J’ai tellement mal que je n’y arrive presque pas.
« Dépêchez-vous, on n'a pas que ça à faire. La boucle d’oreille ! »
J’essaye de l’ôter sans y parvenir.
« Je ne l’ai pas enlevée depuis des années. Elle n’a plus de fermoir. »
« Ma patience à des limites vous vous débrouillez pour l’enlever, c’est tout ! »
Je force en tirant sur le lob de l’oreille, la boucle lâche.
« Baissez la culotte ! »
Je m’exécute. Après la fouille ils m’amènent dans une petite cellule de garde à vue.L’attente commence. Pas d’eau, pas de nourriture. Je réclame en vain de la glace pour faire désenfler mon bras. Je n’écris pas tout cela pour me lamenter sur mon sort. Je suis malheureusement bien conscient que ce qui m’est arrivé est tristement banal.J’ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu’un de profondément non violent, par conviction. Après une nuit blanche vers 9h du matin on vient me chercher pour prendre mes empreintes et faire ma photo. Face, profil, avec un petit écriteau, comme dans les films. « Hee bien, ils vous ont pas raté. C’est les CRS, haa bien sur. » J’apprends que je suis poursuivi pour : « outrage, incitation à l’émeute et violence envers des dépositaires de l’autorité publique ». C’est vraiment le comble. Je les aurais soi disant agressés verbalement et physiquement. Je raconte ma version des faits. Ma déposition est transmise au procureur et vers midi je suis finalement libéré. J’erre dans la ville comme un boxeur sonné.
Je marche péniblement. Depuis ma sortie, nous sommes retournés sur la place des papes et nous avons réussi à trouver une douzaine de témoins. Ils certifient tous que je n’ai proféré aucune insulte, ni n’ai commis aucune violence. Les témoignages soulignent l’incroyable brutalité de l’intervention des CRS. J'espère toujours trouver quelqu'un qui ait filmé ou photographié la scène. Après 5 jours de recherches, soudain, un monsieur africain m’a abordé, c’était l’un des musiciens qui avait été interpellé. Il me cherchait depuis plusieurs jours. Il était profondément touché et surpris par mon intervention et m’a dit qu’il habitait Grenoble, qu’il avait 3 enfants et qu’il était français. Qu’il
viendrait témoigner pour moi. Qu’il s’appelle Moussa Sanou.
« Sanou , c’est un nom de l’ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo-Dioulasso ? »
« Oui. » M’a-t-il répondu surpris.
Nous nous sommes souri et je l’ai salué dans sa langue en Dioula.
Il se trouve que je vais partir créer un spectacle prochainement à Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso. La pièce qui est une adaptation de nouvelles de l’auteur Mozambicain Mia Couto s’appellera « Chaque homme est une race » et l'un des artistes avec lequel je vais collaborer se nomme justement Sanou. Coïncidence ? Je ne crois pas. Je suis content d’avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas encore.
La pièce commence par ce dialogue prémonitoire.Quand on lui demanda de quelle race il était, il répondit : « Ma race c’est moi. » Invité à s’expliquer, il ajouta « Ma race c’est celui que je suis. Toute personne est à elle seule une humanité. Chaque homme est une race, monsieur le policier. »

mercredi 1 octobre 2008

On peut toujours s'abonner après une bonne bière


le périodique CQFD se plaint.
de quoi ?
qu'il n' y a plus de bière dans le frigo de la rédac'.
normalement, ici, on préfère arroser la jactance avec du liquide issu de jus de raisins fermentés, mais bon...coups et douleurs.
pourtant on va s'unir à l'appel pour trouver des abonnés au journal qui mord et qui fuit.
c'est dans acrimed et sur leur site qu'on en apprend un peu plus.
donc, ce qu'il faut détruire (CQFD) c'est à peu près tout ce qui porte l'étiquette libérale (mais au sens dévoyé de la fin du siècle dernier et du début de celui qui commence, hein). sauf, sauf, sauf...si j'ai bien compris :les champs de houblon.

c'est pas dur , la politique.

allez, aupa CQFD !

lundi 29 septembre 2008

Des voix ment(ent)



"de tertulia" se contente parfois de copier/coller des articles ou des contributions au débat ou à la polémique, voire au pamphlet tout simplement parce qu'il n'y a pas grand-chose, du moins sur le vif, à ajouter.
là, c'est un texte de la cimade paru dans le contre-journal de libé. soit dit en passant, le contre-journal est , avec les chroniques de pierre marcelle et quelques pages littéraires ou certains textes des "rebonds", voire , épars, des critiques ciné ou artistiques, le seul argument de poids qui différencie ce quotidien des autres. la palme du foutage de gueule revenant aux pages éco, société et aux terribles portraits qui achalandent la dernière page.
bref. la cimade.lisez et vous verrez comment insidieusement tout se dévoie et que ce dévoiement se planifie. les voix des sansvoix ? comment ? pardon ? ...ah, rien..j'avais cru entendre.


La dignité et le droit des personnes ne sont pas des parts de marché !»



«Nous sommes tombés des nues à la lecture du décret publié le 23 août par le ministère de l’immigration», rapporte Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade. L'accompagnement des étrangers en rétention serait éclaté en «huit lots» ouverts aux «personnes morales» par appel d'offres. «Le nouveau dispositif, s’il est maintenu, représenterait une régression et un alignement vers le bas.» Décryptage.




Laurent Giovannoni. « Lorsque la Cimade a accepté, en 1984, une mission d’accompagnement social des étrangers, c’était le tout début de la rétention et de l’expulsion des sans-papiers. Certains à la Cimade se demandaient si nous ne sortions pas de notre rôle en collaborant d’une certaine façon à une politique répressive. La Cimade a décidé d’y aller pour soutenir les personnes dans leurs droits, pour savoir ce qu’il se passait en rétention et assurer une fonction de contre-poids face à l’administration. De 1984 à 2002, nous avons travaillé sous le régime d’une convention passée avec le ministère des Affaires sociales. Par la qualité d’accompagnement des étrangers et l’expertise des dispositifs, notre intervention s’est trouvée, au fil des ans, reconnue comme une mission d’ONG ayant pour objectif le respect des droits fondamentaux de la personne.


Cette reconnaissance s’est manifestée, en 2001, par la publication d’un décret prévoyant que l’Etat doit passer une convention avec une association de dimension nationale pour « aider les étrangers dans l’exercice de leurs droits » en rétention. Elle s’est transformée juridiquement en marché public en 2003 du fait de l’interprétation par les pouvoirs publics des règles européennes. Le ministère a donc lancé un appel d’offres simplifié en 2003 et en 2006 pour des contrats de trois ans, mais qui ne modifiaient pas la mission d’ensemble dévolue à l’association.

A l’automne 2007, le ministère de l’Immigration nous a fait savoir qu’il avait l’intention - fin 2008 - de modifier le dispositif afin d’introduire plusieurs autres associations pour assurer la mission. Nous y étions favorables, d’autant que nous voulions engager des actions communes avec notamment le Secours catholique. Mais nous posions plusieurs conditions au ministère : que la nature de la mission ne soit pas modifiée, qu’elle soit mise en oeuvre par des associations de dimension nationale et ce en parfaite concertation. En mai dernier, le projet de décret a fait apparaître des exigences nouvelles de la part du ministère : dans un centre de rétention ne pourrait intervenir qu’une seule association ; l’appel d’offres serait éclaté en lots, ce qui contredisait l’exigence d’une mission nationale assurée par plusieurs.

Nous sommes tombés des nues à la lecture du décret publié au journal officiel le 23 août. Non seulement toutes nos demandes avaient été rejetées, mais nous découvrions alors que les « associations de dimension nationale» censées postuler à l’appel d’offres avaient été remplacées par toute « personne morale ». C'est-à-dire qu’un organisme parapublic pourrait présenter sa candidature… Quant à la dimension nationale de l’association, elle disparaît. Les équipes mixtes (et donc la « diversité ») que nous demandions sont interdites dans les centres. Et dans la foulée, l’appel d’offres est éclaté en huit lots géographiques indépendants les uns des autres, et toute « personne morale » peut y postuler. S’ajoutent des clauses de « confidentialité » et de « neutralité » pour une mission réduite à un rôle « d’information ».

Le ministère de l’Immigration veut donc appliquer une logique de marché libéral à la défense des droits des étrangers. Le coeur de notre divergence est là ! On veut faire passer la défense des droits et de la dignité des personnes, fonction des ONG, dans le domaine du marché libéral et de la concurrence entre « prestataires de service ». Nous disons que la dignité et le droit des personnes ne sont pas des parts de marché !

Dans l’action quotidienne, il faut une complémentarité entre les acteurs associatifs, et ce sur l’ensemble du territoire, parce que les étrangers sont fréquemment transférés d’un endroit à un autre. Lorsqu’un bébé de 3 semaines est arrivé en rétention avec sa mère à Rennes, l’arrestation avait eu lieu à Gien, le père avait été transféré au Mesnil Amelot, près de Roissy. Pour avoir un suivi de qualité, il faut que l’association ou la mission soit de dimension nationale. Sinon, la qualité de l’accompagnement et de la défense des étrangers sera très affaiblie.



Alors que les associations ont cette capacité de maîtriser l’ensemble du dispositif, par la connaissance des pratiques préfectorales, policières ou judiciaires, le décret du 23 août et l’appel d’offres nous font craindre la disparition de l’expertise, par l’introduction d’une concurrence absurde en cette matière entre les acteurs (les« personnes morales »). Le rôle de contrepoids qui nous était dévolu sera singulièrement affaibli. Quelle capacité de discussion avec les administrations locales ou centrales peut-on avoir si chacun ne voit qu’un morceau du dispositif ? Ces nouvelles dispositions vont affecter la capacité de témoigner ou de contester des décisions émanant de pouvoirs locaux.

On ne peut pas ne pas relier ces projets à l’approbation de la « directive retour » par l’Union européenne en juin dernier et la banalisation de l’enfermement comme mode de gestion des migrations. Jusqu’à présent, par rapport aux autres pays d’Europe, le dispositif français était celui qui protégeait le moins mal les droits fondamentaux des personnes, grâce aux garanties juridiques existant et à la transparence permise par la présence d’ONG. La France était le seul Etat à confier une mission d’accompagnement juridique et social à une association non gouvernementale. Le nouveau dispositif, s’il est maintenu, représenterait une régression et un alignement vers le bas. »

mercredi 17 septembre 2008

le jeu de une erreur dont tu es le héros


une seule erreur s'est glissée dans ce texte.
sauras-tu la retrouver ?

des écoles.
des enfants.
des comptines.
des chants.
des contes.
des yeux écarquillés.
des mots.
des pleurs.

des rires.
des câlins encore.
des premiers pas
seuls.
des dessins.
des doigts qui touchent
la peinture
la colle
la matière
les autres
la vie.

des siestes
dans la ouate
du calme
d'une salle chaude.

du respect.
des gnons.
des règles.
des jeux.
des savoirs.
des acquis.

des frustrations.
des envies.

des rondes.
des parcours
dans les cerceaux
des bras
de grandes personnes.
pour les bobos.
pour les caprices.
pour les chagrins.
pour tenir la main
qui trace
les premières épiphanies.

et tout le reste.

un ministère.
un ministre.
un budget.
des chiffres.
des décisions.
des responsabilités.
du sérieux.
des costumes.
des discours.
des primes.
de l'autorité.
de la tenue.
de la rigueur.
des circulaires.
des couches.

si tu n'as pas trouvé tu peux cliquer sur ce lien et tu découvriras la solution.

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/regardez-selon-darcos-les-profs-de-maternelle-sont-la-pour/917/0/274427


ludo


lundi 1 septembre 2008

Rentrée, mais pas pour tout le monde


Contre la chasse à l'enfant, jean-Louis Tourenne, président du conseil général d'Ille-et-Vilaine a écrit ceci, qu'il a ensuite adressé à qui de droit.




Nous, présidents de conseils généraux, défendons dans nos missions quotidiennes la dignité des personnes de la naissance à la fin de vie.

Nous luttons contre le déterminisme social pour donner toutes leurs chances à celles et ceux qui en ont besoin.

Tel est le sens des lois de décentralisation et des charges que l'Etat nous a confiées.

Dans cette logique, il m'a paru nécessaire et urgent d'alerter mes collègues sur les méthodes inhumaines et dégradantes qui accompagnent souvent la mise en oeuvre de la politique d'immigration du gouvernement français.

Sans juger de sa pertinence, nous sommes pourtant tout à fait légitimes sur ce terrain, puisque nous avons la responsabilité légale des mineurs privés, temporairement ou définitivement, de la protection de leur famille (1).

Cela signifie que les présidents de conseils généraux sont détenteurs de la tutelle et de l'autorité parentale des jeunes sans-papiers : les mineurs isolés.

Aussi, comment ne pas réprouver les méthodes utilisées à l'égard des enfants placés sous notre protection et des personnes qui les soutiennent ?

Parce que l'on a vu des mineurs arrêtés devant leurs camarades de classe, à proximité des établissements scolaires ou à la sortie des transports collectifs,nous devons rejeter cette forme de «chasse à l'enfant» (relisons le poème deJacques Prévert).

Parce que l'on ne peut pas fonder sur des examens médicaux avilissants, contestés par la communauté scientifique, la détermination de l'âge précis d'un individu, nous devons refuser de voir pratiquer des tests osseux et génitaux(examen pileux) sur ces jeunes.

Parce qu'il s'agit de précariser des hommes, des femmes et des enfants en les mettant à la rue, j'appelle mes collègues à dénoncer la réduction drastique, par l'Etat, des crédits alloués pour l'hébergement des sans-papiers.

Ceci constitue, par ailleurs, un transfert déguisé de charges sociales vers les conseils généraux, qui n'abandonneront pas ces personnes.

Parce que les citoyens français qui soutiennent les sans-papiers se consacrent essentiellement à un soutien moral, médiatique et humanitaire, il convient de condamner fermement les poursuites engagées à l'encontre des associations,visant à les contraindre à la délation ou à réduire au silence leur combat par une interprétation restrictive de la liberté d'expression.

A tout cela nous avons été confrontés en Bretagne.

Contre tout cela, nous nous sommes élevés : en soutenant Julio, un lycéen arraché à ses cours, placé en rétention et contraint de subir un test osseux censé déterminer son âge réel ;

en rencontrant des sans-papiers désemparés face à la réduction des capacités d'hébergement qui les jette à la rue ;

en protestant contre la convocation à la police judiciaire de la responsable de la Maison internationale de Rennes, sommée de donner le nom des membres d'un collectif de soutien aux sans-papiers,au simple motif qu'il se réunit dans ses murs. Collectif lui-même convoqué devant la justice par le ministère de l'Intérieur pour «injures à corpsconstitué de l'Etat» à travers un tract, dont on n'est obligé de partager ni la forme ni le fond, mais qui relève plus de l'humour potache que d'une explication circonstanciée à la barre des tribunaux !

Ce que j'ai pointé, avant ces quelques illustrations en Ille-et-Vilaine, forme l'armature d'un appel au président de la République.

J'ai invité mes collègues présidents de conseils généraux à le signer.

Il ne s'agit pas d'une pétition de principe car je sais que nous pouvons être entendus.

Dominique Versini, la défenseure des enfants - que j'avais rencontrée et interpellée sur ces questions - recommande (2) désormais au Premier ministre de prohiber les tests osseux et leurs corollaires. Leur marge d'erreur reconnue est de dix-huit mois, ce qui les rend aléatoires et vains pour déterminer lamajorité d'un adolescent.

Est-ce admissible de traiter ces jeunes, déjà psychiquement fragilisés par une vie tourmentée, comme des fossiles soumis àexamen de datation ?

Et justifier, ensuite, une expulsion si le verdict, à partir d'une simple radiographie osseuse, prédit qu'ils ont dépassé les 18 ans ?

Engagés dans la construction d'une société plus harmonieuse, plus solidaire et,en un mot, plus fraternelle, les présidents de conseils généraux sont fondés àagir.

Ils ne sauraient cautionner une politique déshumanisante, ne serait-ce que par leur silence. «L'humanité n'est pas un état à subir, c'est une dignité à conquérir», écrivait Vercors. Dans cet esprit de résistance, nous demandons que les personnes, notamment mineures, qui n'ont d'autre tort que de vouloir s'établir sur notre territoire, soient traitées avec respect, dignité et humanité.


(1) Aux termes de l'article L112-3 du Code de l'Action sociale et des familles.


(2) Dans «Vingt-cinq recommandations pour contribuer à l'élaboration d'une stratégie nationale de prise en charge des mineurs étrangers isolés».





lundi 25 août 2008

nauséabonde fragance


"de tertulia" reproduit ici la lettre qu'ont adressée la ligue des droits de l'homme et le réseau éducation sans frontières à brice hortefeux suite aux interpellations de trois jeunes à la fin de leurs vacances scolaires. car ils sont majeurs, sans papiers, donc expulsables mais scolarisés. comme il est plus difficile de mobiliser toute une communauté éducative pendant les vacances leur rétention puis leur expulsion devraient s'ajouter aux petites gouttes chiffrées qui doivent permettre au ministre de la honte de remplir un peu plus le vase où il pourra déposer 25 000 fleurs qu'il est certainement impatient d'offrir avec force frétillement à nicolas ainsi qu'à carla pour leurs prochaines étrennes. quand on lit ce qui suit, il est maintenant certain que le couple présidentiel n'a point d'odorat : ces fleurs puent .



Paris, le 22.8.2008

Monsieur Brice HORTEFEUX,

Ministre de l’Immigration, de l’Intégration,

de l’Identité Nationale et du Co-développement

Monsieur le Ministre,

Informés de la menace de reconduite à la frontière qui pèse actuellement sur plusieurs lycéens, nous nous inquiétons particulièrement de voir ainsi les préfectures prendre pour cible ces jeunes arrivés mineurs sur notre territoire, qui y suivent une scolarité le plus souvent réussie et y manifestent une réelle volonté d’insertion sociale et professionnelle.

· Taoufik El MADROUSSI, lycéen marocain de 21 ans, en France depuis 2002 d’abord chez son frère (français) puis dans une famille d’accueil. Ce jeune a certes fêté son anniversaire par une conduite qui est loin de lui être habituelle et qui ne s’explique que par un excès de boisson qui ne lui est pas coutumier. Mais est-ce une raison pour briser son avenir ? Tous les témoignages, aussi bien de sa famille d’accueil que de ses enseignants à Malakoff (92) confirment que ce jeune homme est sérieux et ne mérite en rien de voir ses études interrompues et ses projets anéantis. Prévenus la veille, trois de ses professeurs étaient le 22 août à 5h30 du matin à Roissy pour marquer leur volonté qu’il demeure en France.

· Dan JIN, élève de 2de au Lycée Professionnel Arthur Rimbaud à La Courneuve (93) a été arrêtée lundi 17 entre St-Denis et La Courneuve, placée en garde à vue puis en centre de rétention après notification d’un arrêté de reconduite à la frontière le 18 à 14 h. Elle est actuellement au CRA de Oissel. Or cette jeune fille, née le 18.3.1990, a tout juste 18 ans. Elle est arrivée en France en 2004 pour rejoindre ses parents. Après une bonne scolarité au collège Jean Vilar, elle est entrée l’année dernière au LP Rimbaud. Non seulement elle comprend et parle bien le français, mais c’est une excellente élève qui a reçu le soutien immédiat de ses enseignants, qui se mobilisent pour elle, parfois depuis leur lieu de vacances.

· Alae-Eddin EL JAADI, 19 ans, a été arrêté mercredi 20 août 2008, à son domicile lyonnais par la police et là encore une menace de reconduite à la frontière pèse sur lui. Cet élève du lycée professionnel Tony Garnier (69), qui s’était d’ailleurs déjà massivement mobilisé pour lui en octobre 2007, y a réussi son CAP dans une spécialité du bâtiment. Il a manifesté une grande volonté d’intégration qui s’est concrétisée dans un projet d’insertion professionnelle par l’apprentissage. Dans ce but, il a fait les démarches nécessaires auprès de vos services afin de pouvoir bénéficier d’un titre de séjour compatible avec un contrat de travail. C’était dans la logique de l’insertion et de la réussite, mais aussi de l’ouverture à une immigration de travail dans un secteur professionnel où la main d’œuvre manque particulièrement.

De façons différentes, mais convergentes, tous ces jeunes manifestent la vitalité et la volonté de réussite et d’insertion de jeunes majeurs immigrés en France, arrivés mineurs, mais qui se trouvent privés du droit au séjour à leur majorité, alors qu’ils vivent le plus souvent au sein d’une cellule familiale et suivent un parcours de formation efficace dans l’Education nationale. Nous nous étonnons que la réponse administrative à cet engagement positif soit l’interpellation, la rétention et la menace d’une reconduite forcée à la frontière. Les considérations humaines et de bon sens ne peuvent-elles l’emporter sur le triste engrenage de la politique du chiffre ?

Nous vous demandons avec insistance que ces jeunes soient libérés et reçoivent un droit au séjour leur permettant de poursuivre une insertion personnelle et sociale déjà bien engagée dans notre pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma respectueuse considération et de mon attachement aux droits de l’Homme

Jean Pierre DUBOIS Catherine TOURIER

Président de la Ligue des Droits de l’Homme Réseau Education Sans Frontières

samedi 9 août 2008

Ce coeur n'est pas resté



comme il était à l'étroit sur cette terre (tel qu'il l'avait écrit lui-même) son souffle n'est pas resté.

on espère que son corps, lui, pourra s'ensevelir dans les poussières de galilée.

il est des fois où simplement s'incliner semble seul nécessaire.



vendredi 8 août 2008

tag ? tag .


je ne savais pas ce qu'était un tag.
et vous ?
raveline m'interpelle depuis son zinc pour entrer dans un "jeu" littéraire.
why not ?

le principe :
ouvrir un livre à la page 123 et copier les 5 lignes qui suivent les 5 premières lignes de la dite page.
bon, déjà faut ouvrir un livre qui a plus de 123 pages. sinon t'es marron.
alors...voyons voir...à portée de main :
un livre de poèmes de Rafael Alberti, 100 p. , loupé.
un autre de Paul Celan, remerde, page 123 un poème de 5 lignes !
ah ! Jim Harisson "Nord-Michigan" (10/18)

"de grande chaleur parce que le métal restait froid.
Il se frotta les mains, oubliant qu'elles étaient pleines
de mouches. Plusieurs pointes s'enfoncèrent dans sa
paume, heureusement pas au-delà du barbillon. Il
prit sa canne à mouche, sortit par le garage à pompe
..."

voilà.
c'est chouette les vacances.
je dois maintenant trouver 4 blogosurfeurs , surtout pas en villégiature, pour ne pas rompre la chaîne (enfin si j'ai tout bien saisi ! )
.
.
.
euh
j'en connais pas.

désolé.
(je savais que c'était un jeu à la con)

jeudi 17 juillet 2008

Ombre et soleil


Pour permettre d'avoir de plus amples éclaircissements (et surtout d'autres sons que celui des cloches) voici quelques liens glanés ici et là à propos de sujets tels que :

-la liberté d'aimer
-l'amour de la liberté

si ça paraît fleur bleue c'est voulu.

j'aime bien les contrastes.

et pour être sûr de ne pas perdre le fil des impéréties de notre démocratie en tong, en feria ou simplement à l'ombre (la bienveillante, celle qui soulage, l'arboricole, pas celle du zonzon ) je mets en contacts permanents ceci :

-la cimade
-le blog d'un type de la LDH

c'est beau la mer.

c'est aussi un des plus grands dépotoirs universels.

lundi 7 juillet 2008

J'écris ton nom Laïcité


"de tertulia" s'associe aux propos de Mr Daniel Hervouet en publiant sa contribution à la défense de la laïcité. Je le remercie d'avoir accepté de faire figurer ses propos ici-même.


ENSEIGNANTES et ENSEIGNANTS, Citoyens,


Je voudrais vous parler d'une chose qui me tient particulièrement à cœur : La LAÏCITE... Le texte que je vais vous lire a été soumis à l'AG de l'amicale laïque de Bègles et a été adopté à l'unanimité pour que je le dise à la communauté éducative...
C'est en tant qu'instituteur public, directeur d'école laïque et vice président de l'amicale laïque béglaise, que je vais vous le livrer... je tiens à préciser que je n'appartiens à aucun parti politique, ni aucun syndicat, mais que j'appartiens à l'idéal laïque ou laïc …
La laïcité ou un combat du 21ème siècle, qui n'est pas un combat douteux...le service public.
En exergue, quelques signaux d'alarme...et d'alerte...
En effet,
Mesdames et Messieurs,
Savez vous que...

la mise en place probable des EPEP (Etablissements publics d'enseignement primaires) (maxi 6 écoles) est imminente
elle rationalise les moyens en regroupant les écoles: 21000 écoles de moins de 4 classes sont concernées
l'EPEP doté de super directeurs est administré par un conseil d'administration composé en majorité d'élus locaux
chaque EPEP définit son projet d'établissement auquel les écoles sont soumises
un super directeur doté d'un statut d'emploi fonctionnel est chargé de faire appliquer les directions du CA
un conseil pédagogique, conseil de surveillance des enseignants est mis en place
Donc, demain, c'est...
La fin de l'école communale, laïque et républicaine
La fin de notre statut de fonctionnaire d'état

nous assistons passivement à la mise en place des nouveaux programmes,
des programmes de 1923 remis à jour et des éditeurs de manuels scolaires qui se frottent les mains, qui avaient déjà mis sous presse leurs documents alors qu'on nous invitait à la concertation... on a déjà tout dit... là dessus


tout cela prend la néfaste direction de la révision générale des politiques publiques (RGPP) avec notamment l'appui des déclarations d'un président tout à son affaire.


et je voudrais, pour illustrer mon propos, citer les voeux de bonne année de la Ligue des droits de l'homme, en janvier 2008:
"En ce début d'année 2008, c'est d'abord aux instituteurs de la république que la ligue des droits de l'homme tient à adresser ses voeux les plus solidaires. A ces instituteurs que le président de la république, inconscient des devoirs de sa charge, a insulté dans l'homélie qu'il a prononcée le 20 décembre dernier comme "chanoine du Latran"
Selon le président de la république, "dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance".[...] "L'article 1 de la constitution définit la république française comme"laïque, démocratique, et sociale". [...] "La LDH salue donc d'abord aujourd'hui, ces instituteurs qui, à ses yeux, restent les mieux à même de transmettre le respect des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité. Et elle souhaite que 2008 donne à tous les français plus d'occasions qu'en 2007 de retrouver, face au spectacle que donne la représentation politique, confiance en l'avenir de la république"


ALORS... Alors, à l'heure où les intolérances, les intégrismes, les ultralibéralismes menacent l'intelligence, la démocratie, la liberté et l'humanisme, tout simplement, il m'a paru vital (voire capital) de vous parler de la valeur essentielle qui fonde notre société démocratique et républicaine, j'ai nommé, la LAÏCITE
" Etre laïc, ce n'est pas être neutre... c'est se poser des questions"
Et aujourd'hui, les questions se posent et s'imposent.
Demain les enseignants….
"L'école laïque est la seule voie ouverte au progrès pacifique et social" a dit Jean Jaurès (les instituteurs laïcs savent aussi citer leur maître)
La laïcité a grandi et pris forme avec l'affirmation de la République: celle des citoyens, et non celle des marchands...
La laïcité reste une idée neuve et d'avenir, un enjeu capital de l'école républicaine pour la France de demain et c'est nous, c'est vous qui continuez d'écrire son histoire.
"Le lien entre la République et l'instruction est fondamental et le mot même d'instituteur date de l'époque révolutionnaire, il est donc nécessaire que les disciplines scolaires soient séparées des principes de toute religion particulière" a dit Condorcet, éminent historien.
Victor Hugo a ajouté: "je veux la liberté de l'enseignement, mais je veux la surveillance de l'état, et comme je veux cette surveillance effective, je veux l'Etat laïc, purement laïc, exclusivement laïc."

Alors aujourd'hui, dès aujourd'hui, plus qu'hier, et beaucoup moins que demain, notre rôle d'enseignant de la République, doit être celui d'assurer aux enfants, la construction de leur propre liberté, le droit d'être élevés et de s'élever au rang de citoyen et notre école doit accueillir tous les enfants issus de toutes origines sociales ou ethniques:
la laïcité de notre école doit être le garant de l'intégration de tous
Alors, c'est notre combat, celui que nous allons devoir mener dorénavant car la laïcité est en danger, comme la patrie le fut jadis et il nous faudra sous peu entrer en résistance sous peine de mourir au front de l'éducation.

Alors oui, on peut ici et maintenant l'affirmer, l'enseignant, le professeur, l'institutrice et l'instituteur publics restent bien les éminents émissaires de la transmission des valeurs qui feront de l'enfant, un citoyen du Monde.
Et nous devons croire en cette affirmation, plus que jamais et l'enseignant d'aujourd'hui, celui de demain, doit entrer en résistance car l'école publique est en danger.
Les marchands du temple la menacent et les politiques en font leur chose.

Il faut se lever, mes amis, agir ou périr... ici et maintenant... demain il sera trop tard...



Daniel Hervouet

Instituteur public

dimanche 6 juillet 2008

J'accuse


J'accuse monsieur Brice Hortefeux, ministre de l'immigration du gouvernement de Monsieur Nicolas Sarkozy, de nous déshonorer en nous obligeant à signer une pétition de soutien à une famille de personnes sans papiers d'origine angolaise et répondant au nom de Zola.




Car d'habitude ce sont les ZOLA qui nous soutiennent envers l'iniquité et nous défendent contre certaines de nos sombres tentations dont celle de choisir le bouc émissaire à qui faire rendre gorge en place publique.

Ce nouveau cas aggrave le thème fumeux de la relecture de l'histoire de France si chère à notre camembert en chef.

ZOLA fut avec nous et ce fut un honneur, nous serons avec ZOLA pour ne pas avoir à subir un déshonneur.

samedi 28 juin 2008

ah quand même...


je lis dans "Les espagnols " d'Alexandre Fernandez :

en 1974, 1% de la population (espagnole) possédait 22 % de la richesse (nationale)".


c'est une des composantes du franquisme sociologique qu'Alexandre explique et détaille fort bien. une aspiration à davantage de démocratie mais sans que le désordre en fût le prix à payer.


bien.


je lis dans un rapport de l'institut mondial de recherche sur l'économie du développement de l'université de l'ONU :


2 % d'adultes les plus riches du monde détiennent plus de la moitié de la richesse globale des ménages.


je sais.


comparaison n'est pas raison.


mais quand même.


ou ça n'a pas beaucoup bougé sauf que ça s'est agrandi ( l'espace du contentieux et la fracture elle-même)


ou Franco n'est pas mort en fait.



nb : "Les espagnols / De la guerre civile à l'Europe" d' Alexandre Fernandez chez Armand Colin.
passionnant.

vendredi 27 juin 2008

à tue-tête





à l'heure où carlalilalère chante à tue-tête dans "libé" que quelqu'un lui a dit qu'internet et les médias fallait pas pousser bébé dans les orties mais pas non plus jeter l'eau du bain de mémé quand même,
un manifestation salutaire ?

wiki médias libres...


faut voir.


comme faut voir, mais là absolument les films de Pierre Etaix.
enfin, on aimerait.
parce qu'on est un peu dans la mouise si c'est le cas.


bigard c'est mieux c'est vrai.

jeudi 26 juin 2008

calculer la liquidation ou souffler l'incalculable

"de tertulia" me permet de donner l'occasion aux visiteurs de los pinchos del ciego de réagir aux articles que je sélectionnerai dans des liens qui reflètent une pensée politique, un esprit, vous savez celui qu'il faudrait liquider. Pourtant , comme jean-luc Nancy , je pense que "L’esprit n’a pas cessé de souffler, puisqu'il n'y a pas eu de décés" .

Donc, on le voit, sans faire des lendemains un cante por buleria , ça commence par une bonne nouvelle. Il vaut mieux, car la suite risque d'être parfois toxique.

Mais comme l'écrivent aussi le même philosophe et le journaliste littéraire :

D’un côté, «l’incalculable», de l’autre, la république des petits calculs.

donc c'est parti pour.


ludo